Et si le bonheur était dans la décroissance ?

Dans le cadre du festival à la croisée des blogs de Juin 2012 sur le thème de « Doit-on progresser pour être heureux ? » organisé par Matt de Acide-Ici. l’article annonçant le festival est ici.

Je vous propose cet article intitulé : « Et si le bonheur était dans la décroissance ? »

Qu’est ce que le bonheur ?

Dans notre société, le bonheur est souvent synonyme de pouvoir.

Du pouvoir apporter par la richesse et du pouvoir apporter par le statut social.

En conséquent, pour certains, atteindre le bonheur, ou tout du moins l’illusion du bonheur, signifie avoir toujours plus d’argent ou de monter toujours plus haut dans l’échelle sociale.

Parmi ces fans du pouvoir, les plus démuni ne s’intéresse qu’au aspect extérieur de cette illusion du bonheur qu’apporte la richesse. Ils veulent, en fait, avoir toujours mieux que le voisin pour « afficher » toujours plus de bonheur que lui.

La plus belle voiture, la plus belle maison, être accédant à la propriété et non pas locataire, le plus beau chien ,le plus d’ »amis » sur Facebook, etc.

Le pire c’est que souvent ces personnes s’endettent pour des sommes faramineuses pour faire croire aux autres à, ou pour se persuader eux même de, leur bonheur.

La situation est d’autant plus délicate que notre économie du profit et de la consommation prône le toujours plus en permanence. On n’entend parler que de désir d’augmentation, d’accroissement, d’avancement, de prospérité de façon à soutenir la croissance économique.

Pour l’anecdote : tout les termes en gras sont synonyme de progrès.

Faut-t-il donc, en permanence, toujours plus pour être enfin heureux ?

Parfois, certains de ceux qui réussissent à grimper l’échelle sociale et à se rapprocher de cette idée du bonheur font machine arrière. Ils se rendent parfois compte que le bonheur n’est pas dans le toujours plus.

Ils se posent, alors, des tas de questions existentielles sur leurs véritables objectifs et se tournent vers d’autres motivations.

Exemple :

  • Gauguin qui abandonne son emploi à la bourse (qui était en 1882 dans une phase de mauvaise conjoncture) pour se consacrer à sa nouvelle passion, la peinture.
  • Julian Mantle, grand ténor du barreau, qui devint moine et qui témoigne dans son livre : Le moine qui vendit sa Ferrari

Ces deux exemples nous montrent bien que le bonheur n’est pas dans l’argent ou la réussite sociale, le bonheur c’est autre chose. En effet css prises de conscience donnent l’impression que le bonheur, tout compte fait, est peut-être synonyme de décroissance, de simplification de la vie.

Il existe même un parti pour la décroissance qui met l’accent sur le fait qu’une croissance illimitée dans un monde limité est une absurdité.

Trouve t-on alors le bonheur dans la décroissance ?

« Tout ce qui n’est pas à vous, abandonnez-le. Lorsque vous l’aurez abandonné, cela vous conduira à votre bien-être et à votre bonheur. »
Bouddha Siddharta Gautama (vers 536 – vers 480 av. J. C.)

Pourtant le bonheur peut-être synonyme de pouvoir :

pouvoir goûter au plaisir simple de la vie

Même si le bonheur se retrouve souvent dans la simplicité, il faut surtout se satisfaire de ce que l’on a. Cependant il ne faut pas rejeter le progrès en sachant l’apprécier sans y attacher pour autant une importance démesurée.

Car ce n’est pas le progrès qui amène le bonheur, mais plutôt le bonheur qui amène le progrès. En effet, le bonheur est souvent obtenu par une forme de progression : le développement personnel.

Anecdote : en gras encore un synonyme de progrès 

En conclusion, le bonheur est synonyme de progrès mais :

de progrès sur soi-même

Ce qu’il faut retenir de tout cela : être heureux ce n’est pas avoir plus, c’est avoir assez.