Comment tirer avantage des émotions négatives ?

Vous vous demandez peut-être quels sont les avantages des émotions négatives. Tout n’est pas comme il semble : les émotions ne sont pas absolument bonnes ou mauvaises, l’évaluation dépend de nombreux facteurs.

Pensez, par exemple, à la peur. Généralement considérée comme une émotion négative, elle est en même temps un mécanisme utile à la survie. Grâce à la peur, vous êtes prudents et vous vous éloignez des situations dangereuses.

Les bienfaits des émotions négatives : existent-ils ?

Lorsque l’esprit est capable de se libérer de la contamination des émotions, la logique et la clarté émergent de manière surprenante. Cela signifie que pour être objectif, vous pouvez trouver du bon dans presque tout ce que vous êtes et autour de vous, même dans les aspects que vous considérez comme négatifs.

Il faut aussi considérer que la société dans laquelle vous vivez classe, par exemple, la frustration et l’anxiété comme des événements résolument négatifs. L’amour, au contraire, est toujours positif. Toutefois, en y réfléchissant plus profondément, vous vous rendez compte que cette identification, bien que logique, a quelque chose qui cloche ; il s’agit en fait d’une “réalité subjective, aux contours flous”.

Vous pensez, comme le soutient également la psychologue et sexologue, que l’émotion négative est nécessaire. Selon le psychologue, vous ne pouvez atteindre la plénitude et l’équilibre mental qu’en faisant l’expérience de l’ensemble du spectre émotionnel. Afin de parvenir à un développement complet, votre palette doit en quelque sorte contempler toutes les émotions. En fait, n’oublions pas que ce sont les expériences, tant positives que négatives, qui vous enseignent les leçons qui vous aident à grandir plus pleinement.

Les avantages des émotions négatives

Oui, les avantages des émotions négatives existent et ils sont nombreux, mais cela ne signifie pas que vous devez en abuser. Autrement dit, les accepter, les écouter et les laisser “respirer” n’est pas négatif ; c’est bien mieux que de les encapsuler, de les nier ou de les réprimer. Il est toutefois important d’éviter qu’elles ne prennent le contrôle ou ne finissent par contaminer toutes les pensées. Il faut rechercher l’équilibre : c’est là, généralement, que se trouve la véritable plénitude.

L’équilibre émotionnel

Comme on l’a dit, l’équilibre émotionnel et mental ne s’obtient qu’en éprouvant toutes sortes d’émotions. Vivre dans un état d’optimisme constant est aussi mauvais que de vivre dans une négativité éternelle.

Si vous voulez que votre équilibre émotionnel ait un effet positif sur votre bien-être, vous devez également laisser passer les émotions négatives. Bien sûr, chacun d’entre vous est différent et différent ; cependant, vous devez choisir pour vous-mêmes le canal par lequel les laisser couler, et le faire intelligemment.

Source d’expérience et de stimulation pour améliorer les compétences

Même les émotions négatives (qui ne sont donc pas négatives) sont une source potentielle de richesse. Les événements vécus vous offrent des outils et des connaissances qui pourront être utilisés à l’avenir pour faire face à tout type de situation défavorable.

Même de la frustration et de la situation qui l’a générée, il est possible de tirer de précieuses leçons sur soi-même et sur les personnes que l’on aime. Vous parlez de cette connaissance de soi nécessaire à l’intelligence émotionnelle de chacun, indispensable pour bien choisir le canal que vous avez mentionné précédemment.

Amélioration de la résolution des conflits

Les expériences négatives sont utiles pour découvrir de nouvelles techniques de résolution des conflits. En sachant, par exemple, que vous êtes facile à mettre en colère ou que vous contrôlez mal ce que vous dites lorsque vous êtes en colère, vous vous assurerez que lorsque cette émotion vous submerge, vous vous donnez du temps avant de vous exprimer. Il sera ainsi plus facile de résoudre le conflit. Mais cela n’est possible qu’en développant l’intelligence émotionnelle.

D’autre part, c’est souvent la colère, cette émotion forte, qui vous informe que quelqu’un vous fait du mal. Ce quelqu’un peut être les autres ou vous-mêmes. Quoi qu’il en soit, la colère vous avertit que vous êtes dans une situation qui mérite votre attention.

La colère est un moteur de pensées analytiques

Plusieurs études ont montré que la colère est un excellent repère et catalyseur de la pensée analytique. C’est-à-dire qu’il aide à distinguer de manière plus rationnelle et objective, à condition de ne pas en faire trop et de ne pas se transformer en colère, l’effet diamétralement opposé.

La peur augmente l’attention

Comme on l’a dit au début, la peur est un instrument d’alerte en présence d’un danger. Là encore, bien sûr, elle doit être proportionnée et rationnelle.

Tout n’est pas comme il paraît et cela est également valable dans le domaine des émotions, n’est-ce pas ? De nos jours, de nombreux gourous proposent leurs théories sur la positivité. Cependant, il ne faut pas perdre de vue la perspective suivante : si les émotions dites négatives ont toujours été présentes chez les humains, c’est parce qu’elles favorisent en quelque sorte leur survie. Il est donc bon de leur laisser l’espace nécessaire, sans perdre le contrôle, mais en les écoutant.